
Chères lectrices, chers lecteurs,
Cette première lettre d’information de la mandature est d’abord l’occasion de saluer celles et ceux qui nous ont précédés. Les conseillers de la mandature 2022-2025 ont veillé avec constance à la qualité du service rendu aux travailleurs indépendants par les organismes de Sécurité sociale. Ils ont consacré un temps considérable à l’examen des demandes d’aide des indépendants en difficulté, avec rigueur et équité, en s’appuyant sur leur connaissance concrète des réalités professionnelles. Entre 2022 et 2025, 6 587 aides individuelles d’action sanitaire et sociale ont été attribuées en Île-de-France, pour plus de 22 millions d’euros. Elles ont bénéficié à des artisans, des commerçants, des professionnels libéraux et des micro-entrepreneurs qui font vivre, chaque jour, l’économie de proximité de notre région.
À l’ensemble des conseillers de la nouvelle mandature, quelle que soit l’organisation qui les a désignés, je veux dire que je mesure pleinement la responsabilité qui m’a été confiée. Je l’exercerai au service de tous, dans le respect de la diversité des métiers et des sensibilités représentés au sein de notre conseil.
Le rôle du conseiller du CPSTI Île-de-France est de faire le lien entre les travailleurs indépendants et les organismes qui recouvrent leurs cotisations et servent leurs prestations : l’Urssaf Île-de-France, les CPAM, la Cramif et la CNAV. Ce lien repose sur l’écoute, le dialogue et la recherche de solutions justes.
Veiller à la qualité du service rendu aux indépendants figure parmi les missions que la loi confie au CPSTI, et notre instance y prend toute sa part en région. C’est, à mes yeux, le cœur de notre utilité. Pour un indépendant, la qualité de service ne se lit pas dans un tableau de bord : c’est un appel qui aboutit, un courrier que l’on comprend, une réponse juste obtenue dans un délai raisonnable, un interlocuteur qui prend en compte sa situation. C’est souvent ce qui sépare une difficulté passagère d’une situation qui s’aggrave. À chaque séance, notre conseil examine les indicateurs de qualité de service des branches recouvrement, maladie et retraite. Nous continuerons de demander des données propres aux travailleurs indépendants, car on n’améliore mieux que ce que l’on mesure précisément. Nos représentants dans les conseils de l’Urssaf, des CPAM et de la Cramif y porteront les remontées du terrain, et les enseignements de la médiation nous aideront à repérer les points de friction récurrents pour les signaler aux organismes, dans un esprit de dialogue constructif.
L’action sanitaire et sociale demeure un levier essentiel. Ses orientations sont fixées au niveau national ; il revient à notre instance de les mettre en œuvre au plus près des situations et de faire connaître au CPSTI national les besoins constatés sur le terrain, afin que l’offre de services réponde toujours mieux à la diversité des indépendants, quels que soient leur statut, leur profil ou leur secteur d’activité. Nous voulons aussi agir plus tôt, pour prévenir les difficultés, notamment les impayés de cotisations, avant qu’elles ne deviennent insurmontables. Cela suppose, aux côtés des équipes de l’Urssaf Île-de-France, de mieux faire connaître des aides et des dispositifs encore trop souvent ignorés de ceux qui en auraient besoin.
La médiation régionale y contribue pleinement. Gratuite, elle ouvre aux travailleurs indépendants une voie de dialogue lorsque la relation avec un organisme se tend, et permet souvent de dénouer une situation avant qu’elle ne se transforme en contentieux, long et coûteux pour chacun. Notre conseil a réélu à l’unanimité M. Jean Forichon dans ses fonctions de médiateur. Son expérience, conjuguée au travail mené en binôme avec la médiatrice de l’Urssaf Île-de-France, sera précieuse.
Enfin, pour être à la hauteur de ces ambitions, la formation des conseillers sera une priorité. Représenter les indépendants suppose de maîtriser des sujets exigeants : les mécanismes du recouvrement, les métiers de l’Urssaf, l’articulation des branches de la Sécurité sociale entre elles. Des formations et des temps d’immersion au sein des organismes permettront à chacun de s’approprier ces enjeux. Notre parole n’en sera que plus juste, et mieux entendue par nos partenaires.
Veiller à la qualité du service, accompagner les indépendants fragilisés, prévenir les difficultés, se former pour mieux agir : telle est la feuille de route de cette mandature. Je sais pouvoir compter sur l’engagement de chacun pour la mener à bien.
Bonne lecture.



