Réforme de l’ACRE : une démarche désormais obligatoire

L’aide à la création ou à la reprise d’entreprise (ACRE), qui allège les cotisations sociales au cours de la première année d’activité, a été remaniée par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Le changement le plus important tient à la fin de l’automaticité. Jusqu’alors accordée de plein droit à la plupart des créateurs relevant du régime des indépendants, l’ACRE suppose désormais une démarche active. Depuis le 1er janvier 2026, tout travailleur indépendant qui crée ou reprend une activité doit en faire la demande auprès de l’Urssaf, dans un délai de soixante jours suivant le début de son activité. Passé ce délai, l’aide n’est plus accordée. Une vigilance particulière s’impose donc au moment du lancement.

La réforme resserre par ailleurs l’avantage financier pour davantage d’équité, l’exonération étant désormais plafonnée de manière uniforme à 25 %. Elle élargit également le champ des bénéficiaires aux créateurs installés dans les zones France ruralités revitalisation (FRR et FRR+) en miroir de ce qui était déjà possible pour les quartiers prioritaires de la ville.

Les micro-entrepreneurs sont également concernés : pour les créations intervenues depuis le 1er juillet 2026, le taux de cotisation appliquée dans le cadre de l’ACRE passe de 50 % à 75 %, afin d’aligner progressivement le régime sur les autres statuts.