Réforme de l’assiette sociale : une régularisation plus simple, des droits renforcés

La rentrée 2026 marque une étape concrète pour les indépendants. Il s’agit de la première régularisation de cotisations calculée selon la nouvelle assiette sociale à la suite de la déclaration des revenus 2025.

Issue de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024, cette réforme poursuit deux objectifs.

Le premier est la simplification. Là où coexistaient deux bases de calcul distinctes, l’une pour les cotisations, l’autre pour la CSG-CRDS, s’applique désormais une assiette unique, déterminée à partir du revenu d’activité après un abattement forfaitaire de 26 % qui se substitue à l’ancienne déduction au réel des cotisations sociales.

Le second objectif est l’équité. À revenu égal, un indépendant acquittait jusqu’ici davantage de contributions non créatrices de droits (CSG-CRDS) qu’un salarié. Cela avait un impact négatif sur ses droits que ce soit pour le calcul de ses indemnités journalières (maladie, maternité) que pour sa retraite de base. La réforme rééquilibre la structure du prélèvement : la part de CSG-CRDS diminue, celle des cotisations créatrices de droits augmente. À niveau de prélèvement globalement inchangé, l’indépendant acquiert donc davantage de droits contributifs.

Un point de vigilance pour cette première année : l’effet de la réforme se lit sur l’échéancier ajusté après votre déclaration de revenus 2025. Nous vous invitons à le consulter dans votre espace en ligne, et à solliciter nos services en cas de difficulté d’interprétation. 

Les auto-entrepreneurs sont, eux aussi, concernés. S’ils continuent de déclarer leur chiffre d’affaires selon des modalités inchangées, la répartition de leurs cotisations est également modifiée au profit de leur retraite de base et de leur retraite complémentaire.  

2 vidéos pour comprendre simplement la réforme de l’assiette sociale et du barème des cotisations des travailleurs indépendants :

#LaMinute sur l’essentiel de la réforme

Replay de la webconférence sur la réforme, coanimé par l’Urssaf et la DGFIP