À Saint-Pierre-et-Miquelon, plus de deux cents travailleurs indépendants contribuent au dynamisme économique de l’archipel.
A partir de septembre, l’action sanitaire et sociale du CPSTI se déploiera aussi dans la collectivité d’outre-mer. L’aide financière exceptionnelle (jusqu’à 6 000 euros) et l’aide d’urgence CPSTI aux actifs victime de catastrophe et d’intempéries (jusqu’à 2 000 euros) seront désormais activables pour qu’une difficulté momentanée ne mette pas fin à l’activité du travailleur indépendant.
La gestion de cette action a été confiée à l’Urssaf Ile-de-France, déjà en charge du prélèvement des cotisations RCI (retraite complémentaire des indépendants) de l’archipel. La commission d’action sanitaire et sociale d’Ile-de-France devient donc décisionnaire en matière d’attribution des aides sanitaires et sociales pour les cotisants saint-pierrais-et-miquelonnais.
Menée en co-construction avec la Caisse de prévoyance sociale de Saint-Pierre-et-Miquelon, la démarche a veillé à préserver la prise en compte des spécificités ultramarines jusque dans l’examen des dossiers. Tout en garantissant leur anonymat, un membre de la Caisse de prévoyance sociale sera associé à leur présentation devant la commission, afin d’éclairer la décision par des éléments de contexte concernant aussi bien le tissu économique local que le niveau de cotisations acquitté par le demandeur.
Après Mayotte en 2025 dont les décisions relèvent du CPSTI Picardie, le déploiement de l’action sanitaire et sociale à destination des travailleurs indépendants saint-pierrais-et-miquelonnais marque une nouvelle étape dans le renforcement de la protection sociale en outre-mer, en conciliant convergence vers le droit commun et prise en compte des spécificités de chaque territoire ultramarin.