Après plusieurs trimestres marqués par des évolutions contrastées, l’emploi salarié privé francilien se stabilise au 2e trimestre 2026. Sur un an, la région enregistre toutefois une légère baisse de ses effectifs, avec plus de 6 000 emplois en moins.
Une stabilité qui masque des évolutions contrastées
Au 2e trimestre 2026, l’emploi salarié privé en Île-de-France reste quasiment stable : 5,2 millions de salariés sont recensés dans la région, soit une évolution de – 0,05 % sur le trimestre.
Une tendance proche de celle observée à l’échelle nationale, où l’emploi recule de 0,1 % sur la même période.
Sur un an, la situation est moins favorable : l’Île-de-France compte plus de 6 000 emplois salariés privés de moins, soit une baisse de 0,1 %. La France entière enregistre, elle, un recul de 0,3 %.
L’industrie poursuit sa progression
Tous les secteurs ne suivent pas la même trajectoire.
Avec 437 800 emplois, l’industrie continue de créer des postes : + 0,6 % sur un an et + 0,2 % sur le trimestre. La production et distribution d’électricité et de gaz (+ 3,2 %), la fabrication de matériels de transport (+ 1,7 %) et la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques (+ 1,5 %) figurent parmi les secteurs industriels les plus dynamiques.
À l’inverse, la construction reste sous pression. L’emploi y diminue de 0,4 % sur le trimestre et de 1,3 % sur un an, soit 4 745 emplois en moins.
Le tertiaire reste globalement stable
Le tertiaire représente à lui seul plus de 83 % de l’emploi francilien hors intérim. Son niveau d’emploi reste stable sur le trimestre comme sur un an.
Derrière cette stabilité se cachent toutefois de fortes disparités. Sur un an, certains secteurs affichent une progression marquée, notamment :
• Activités pour la santé humaine : + 3,7 %
• Arts, spectacles et activités récréatives : + 2,5 %
• Transports et entreposage : + 1,1 %
• Hébergement et restauration : + 1 %
À l’inverse, les télécommunications (- 4,1 %), l’administration publique (- 2,5 %), l’édition et l’audiovisuel (- 2,3 %) et l’enseignement (- 1,2 %) enregistrent les plus fortes baisses.
L’intérim poursuit également son recul, avec – 2,5 % sur un an.
Une masse salariale en légère hausse
Malgré la stabilité de l’emploi, la masse salariale progresse de 0,2 % sur le trimestre. Cette évolution s’explique exclusivement par la progression du salaire moyen, qui augmente de 0,1 % sur la période.
Sur un an, la masse salariale progresse de 1,4 %, tandis que le salaire moyen par tête atteint 3 977 € brut par mois, en hausse de 1,6 %.
Des situations différentes selon les départements
La stabilité régionale ne se retrouve pas partout de la même manière.
Sur un an, le Val-d’Oise affiche la progression la plus favorable, avec + 1 % d’emploi. La Seine-et-Marne progresse également (+ 0,2 %), tandis que Paris est stable.
À l’inverse, les Yvelines enregistrent la plus forte baisse (- 0,8 %), devant le Val-de-Marne (- 0,6 %) et les Hauts-de-Seine (- 0,4 %).
Retrouvez dans le dernier Stat’ur Conjoncture la situation francilienne de l’emploi salarié par secteur et par département.
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